Affaire Erika

 Le syndrome de « l’écologie, ça commence à bien faire » refait surface au mépris du respect des hommes et de l’environnement.

Le naufrage du pétrolier Erika, le 12 décembre 1999, a pollué la côte Atlantique sur plus de 400 km. Cette catastrophe est encore très présente dans les mémoires.
Si la Cour de cassation jugeait, le 24 mai prochain, que les juridictions françaises sont incompétentes pour connaître des conséquences du naufrage, cette décision – inique – serait dramatique pour la protection de notre littoral. La question des pavillons de complaisance est une nouvelle fois posée.
Si une telle décision intervenait, ce serait une nouvelle preuve que les intérêts financiers d’une grande firme priment une fois encore sur l’intérêt général.
Cette décision remettrait en cause la reconnaissance du préjudice environnemental, qui constituait une avancée remarquable, signe notamment d’une prise de conscience des enjeux écologiques par l’opinion.
« Blanchir » les responsables de cette catastrophe serait un scandale, un échec collectif lourd de conséquences pour tous ceux qui veulent mettre fin à l’impunité des plus grands pollueurs qui parviennent à échapper à la justice.
Par ailleurs, peut-on encore dans le transport maritime moderne, s’en référer au droit de la mer élaboré au 17e siècle ?  Il est nécessaire que le nouveau gouvernement qui sortira des urnes et que je souhaite ancré à gauche et progressiste, œuvre pour une modernisation du droit de la mer, qui concilie la légitime liberté du commerce avec les exigences d’une réelle protection de l’environnement.
Je serai aux côtés d’Eva Joly pour dénoncer cette manœuvre de l’entreprise Total à Batz-sur-Mer dimanche 15 avril 2012.

Joël Labbé / Communiqué / 14-04-2012

Laisser un Commentaire

ouvrir