Droit de réponse de Joël Labbé en réaction à l’article du Figaro

Suite à l’expression des négociants de pesticides de l’UPJ, Joël Labbé, Sénateur EELV du Morbihan, auteur de la loi, tient à réagir au nom des parlementaires écologistes :

Nous avons apprécié la détermination de la ministre Ségolène Royal pour réduire le délai d’application de la loi de 2020 à 2016 pour les collectivités.
Cette loi a été écrite et déposée au Sénat suite à un processus de démocratie participative très large initié avec « Parlement et Citoyen ». Ce processus a permis la prise en compte des contributions de plusieurs centaines de citoyens.
L’amendement de la ministre est donc un signe fort, puisqu’il permet l’application dès 2016 d’une loi attendue par les citoyens et qu’ils ont directement contribué a écrire.
Cette loi fait suite à la mission commune d’information du sénat sur les pesticides et leur impact sur la santé. Elle se justifie pleinement par la dangerosité des produits utilisés aussi bien pour la santé humaine, l’environnement et la biodiversité.
10 % des communes et 50 % des villes de plus de 50 000 habitants appliquent déjà la loi sans conséquences importantes sur leur budget. Aussi, il est mensonger d’affirmer que les coûts seront multipliés par 5. Ne plus utiliser de pesticides nécessite de repenser l’aménagement et le mode de gestion de ces espaces. Par exemple en mettant en place une Gestion différenciée des tontes et un désherbage mécanique.

L’exemple de la ville de Versailles est parlant : l’investissement en matériel nécessaire pour atteindre le zéro pesticides a été amorti sur 5 ans. Aujourd’hui, les coûts sont équilibrés tout en ayant permis la création d’emplois d’insertion.

> Lire l’article du Figaro

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