Meurtres de paysans écologistes au Honduras

Protégeons Rafael Alegria !

Des informations très alarmantes parviennent du Honduras, où des dizaines de fermiers ont été assassinés ces derniers mois parce qu’ils manifestaient leur volonté de cultiver leurs champs, plutôt que de les abandonner aux firmes cultivant des agro-carburants destinés à l’exportation.
Après l’assassinat d’Antonio Trejo Cabrera, son conseiller juridique le plus proche, Rafael Alegria, leader paysan du Honduras, ancien président de la Via Campesina, craint aujourd’hui pour sa vie.
Le groupe écologiste du Sénat français demande aux autorités du Honduras de tout faire pour assurer la sécurité de Rafael Alegria et de l’ensemble des personnes qui manifestent de manière non violente pour leurs droits à cultiver leurs terres.
Depuis le coup d’Etat perpétré dans le pays en 2009, les attaques sur les syndicalistes, militants et journalistes se sont multipliés, sans que cela n’empêche l’Union européenne de réintégrer le Honduras à l’accord de libre-échange UE-Amérique latine.
Il est aujourd’hui indispensable d’établir avec ce pays des relations diplomatiques et commerciales allant dans le sens de la protection des droits humains et d’une économie respectueuse de l’humain et de la nature. La dépendance énergétique des Etats-Unis et de l’Europe ne peut être satisfaite au détriment du droit des peuples à l’alimentation, pas plus qu’en violation des autres conventions internationales sur les droits humains.

Groupe écologiste du Sénat / Communiqué

Laisser un Commentaire

ouvrir