Pas de retour en arrière possible pour les néonicotinoïdes !

Joël Labbé, sénateur écologiste du Morbihan et vice-président de la commission des Affaires économiques du Sénat s’est déclaré lundi matin “très choqué” par les propos du nouveau ministre de l’Agriculture qui a proposé de revenir sur l’interdiction des néonicotinoïdes en France à partir de 2018.

Cette mesure est l’une des avancées majeures issues de la loi biodiversité adoptée par le parlement en juillet dernier, après plusieurs années de débat intense. Les pesticides néonicotinoïdes, apparus sur le marché dans les années 90, sont à l’origine du déclin des pollinisateurs observé depuis lors. Des études récentes ont démontré leurs effets dévastateurs sur l’ensemble de la biodiversité, et des effets neurotoxiques chez l’humain et en particulier les enfants pour les populations exposées.

Avec l’interdiction de l’usage des pesticides sur les espaces publics depuis le 1er janvier 2017, l’interdiction de vente aux particuliers en 2019, et l’interdiction des pesticides néonicotinoïdes en agriculture en 2018, la France est devenue aujourd’hui précurseur en Europe dans le combat contre les produits phytosanitaires. Pour Joël Labbé, « de nombreux pays européen scrutent avec attention les engagements de la France sur ces sujets. Revenir en arrière serait un très mauvais signal. »

Joël Labbé compte sur la détermination de Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, qui a assuré ce matin ne vouloir faire « aucune concession » sur ce dossier, pour faire face à la pression des lobbies, et encourager le développement rapide d’alternatives.

Communiqué / Joël Labbé

1 Commentaire

  1. 27 juin 2017 à 18 h 51 min · Répondre

    Juste merci.
    Et tenez bon ….

    Un apiculteur n’a pas d’argent à gagner à demander la surpression de ces produits.

    Il n’a que la nature à défendre.

    Encore une fois merci.

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