Vie chère dans les outre-mer

La gauche intervient au cœur des monopoles

A l’occasion de la présentation par le Ministre des Outre-mer du « projet de loi relatif à la régulation économique outre-mer et portant diverses dispositions relatives à l’outre-mer », le groupe écologiste du Sénat a fait savoir son soutien à un projet de loi courageux qui intervient aux racines de la vie chère dans les outre-mer : les monopoles et oligopoles. Ils ont par ailleurs obtenu l’adoption de deux amendements.
Lors de la discussion générale, Joël Labbé, Vice-président de la commission Economie, a insisté sur la nécessité de « remédier aux dysfonctionnements en levant les obstacles à la concurrence » et de « réengager les acteurs dans la loyauté de leurs transactions, d’améliorer la transparence des prix et la protection des consommateurs ». Ce qui passe par une Autorité de la concurrence renforcée, notamment en lui conférant un pouvoir d’injonction structurelle en matière de grande distribution.
Les écologistes ont obtenu l’adoption de deux amendements :
• un rapport sur le développement des échanges commerciaux régionaux entre les territoires ultramarins, afin de réduire la part de la facture énergétique des produits ;
• la création d’un comité de suivi chargé d’évaluer l’application de la loi, qui permettra d’impliquer les acteurs locaux (élu/es, syndicats, associations) qui disposent d’une connaissance fine du terrain.
Aline Archimbaud, Secrétaire de la commission Affaires sociales et membre de la délégation Outremer, a par ailleurs rappelé qu’en « Outre-mer, de nombreux produits
alimentaires de consommation courante ont une concentration en sucre supérieure à celle du même produit de même marque vendu dans l’Hexagone ». Elle a obtenu le soutien du Ministre sur ce point, qui fera l’objet d’une prochaine « niche » socialiste.

Groupe écologiste du Sénat / Communiqué

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