Le Télégramme

Clés du sol. Joël Labbé a expliqué sa loi

LE TÉLÉGRAMME –  04/04/17

Chloé Cordellier, chargée de mission littoral et développement local SMRE, et Jean-Paul Lothoré, adjoint landévantais à l’environnement, entourent le sénateur morbihannais Joël Labbé lors de sa prise de parole au sujet de sa loi.

Après la signature de la charte régionale d’entretien des espaces publics par la quasi totalité des communes membres du Syndicat mixte de la ria d’Etel, Joël Labbé, ancien maire de Saint-Nolff et conseiller général, aujourd’hui sénateur écologiste du Morbihan, était présent, vendredi soir, à la salle polyvalente pour une conférence-débat autour de sa loi en faveur du zéro pesticide.
Joël Labbé

La loi en question

Entrée en vigueur pour les collectivités depuis ce 1e r janvier 2017, les particuliers verront la même réglementation s’imposer à leurs espaces privés à partir du 1e r janvier 2019. Ce temps fut donc intéressant de pouvoir échanger avec les créateurs de lois qui s’imposent à nous en tant que citoyens… Ce fut le cas vendredi soir, à la salle polyvalente, après une introduction de Jean-Paul Lothoré, adjoint à l’environnement de la commune de Landévant, qui a ainsi pu présenter la commune au public fort d’une cinquantaine de personnes.

« Mieux encadrer l’utilisation des produits phytosanitaires sur le territoire national », tel est l’intitulé de la loi Labbé du 6 février 2014. « Je viens ici rencontrer les élus et citoyens pour expliquer les subtilités de la loi, en connaître ses origines et ses rouages, nous confie Joël Labbé avant de prendre la parole. Après les communes, les particuliers se verront interdire la vente au détail de pesticides pour l’entretien de leurs jardins et ce, dès le 1 e r janvier 2019. Il est important d’expliquer l’utilité de la loi, comment elle a abouti, mais aussi de valoriser des pratiques alternatives ».

Sept mois de travail

« Cette loi est née d’un rapport sur les impacts des pesticides sur la santé de 2012 et a demandé sept mois de travail », a expliqué son créateur. Ce fut un temps de rencontres non seulement avec les fabricants mais aussi avec les jardineries, dont certaines avaient déjà enlevé de leurs rayons les pesticides… Le sénateur a rappelé que la France était au premier rang des consommateurs de pesticides au niveau européen et le troisième au niveau mondial après les Etats-Unis et le Japon. La loi a ensuite était passée au crible et les échanges ont ainsi pu avoir lieu avec la salle.

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