Regards croisés sur l'ostréiculture

Colloque « Regards croisés sur l’ostréiculture : quels enjeux pour demain ? »

Paroles de producteurs, de scientifiques, de consommateurs.

PALAIS DU LUXEMBOURG / 10 JUIN 2015 / De 14 h à 18h30
26 rue de Vaugirard (Salle Monnerville) / 75006 PARIS

Activité ancestrale, la culture de l’huître représente une économie bien implantée sur nos littoraux. La France est l’un des principaux producteurs ostréicoles mondiaux et le premier producteur européen.
La filière est aujourd’hui fragilisée par une crise majeure qui perdure depuis plusieurs années, et menace la survie de nombreuses entreprises artisanales. Depuis 2008, les surmortalités du naissain et des huîtres juvéniles qui affectent les stocks d’huîtres creuses de l’ensemble des bassins de production en France, ont provoqué une baisse drastique du tonnage français. Les huîtres adultes sont touchées à leur tour par une bactérie, avec des mortalités qui impactent les stocks marchands.
Parallèlement, l’introduction de l’huître triploïde développée par Ifremer, consommable toute l’année, et la multiplication du naissain d’écloserie, qui a supplanté le traditionnel captage en mer, ont bouleversé les usages et pratiques.
La profession, fortement impactée par la crise, peine à mettre en place un mode de gestion durable de la filière, et se divise sur des visions parfois antagonistes des modes de production, entre élevage traditionnel et ostréiculture moderne.

Ce colloque, qui a réuni producteurs, scientifiques, distributeurs et consommateurs, a été l’occasion d’un dialogue transparent sur les enjeux de l’ostréiculture de demain, qu’ils soient économiques, environnementaux ou sociétaux, permettant d’alimenter la réflexion sur une possible évolution législative et réglementaire.

 

Organisé par
Joël Labbé

Sénateur du Morbihan

En collaboration avec
L’Association
Ostréiculteur traditionnel

Parrainé par
Madame Ségolène Royal
Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie


DANS LA PRESSE

CHARENTE LIBRE
30-08-2015
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CULTURES MARINES
Juillet-Août 2015
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LE TÉLÉGRAMME
19-07-2015
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LE MARIN
15-07-2015
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MIDI LIBRE
22-06-2015
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QUE CHOISIR
19-06-2015
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OUEST-FRANCE
17-06-2015
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PUBLIC SÉNAT
24 Heures Sénat
10-06-2015
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MIDI-LIBRE
28-05-2015
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POUR ALLER PLUS LOIN…

Question orale avec débat :
Risques inhérents à l’exploitation de l’huître triploïde

Joël Labbé, sénateur du Morbihan
12-05-2015
> Lire
> Voir la vidéo

INTERVENTIONS


Présentation du colloque

Partie I / PAROLES DE PRODUCTEURS
Diversité des modes de production et mutations du monde ostréicole

Partie II / PAROLES DE SCIENTIFIQUES
Biotechnologies et diversité

Partie III / PAROLES DE CONSOMMATEURS
Un besoin de transparence

Conclusion / Joël Labbé, sénateur du Morbihan


> Présentations

Gérald Viaud, COMITÉ NATIONAL DE LA CONCHILICULTURE > Lire
Tristan Renault, IFREMER > Lire
Marilyne Houssin > Lire
Jean-Patrick Le Duc > Lire
Florence Humbert, QUE CHOISIR > Lire
Julian Pondaven, RÉSEAU COHÉRENCE > Lire
Lucia Penazzi, SLOW FOOD > Lire

 

2 Commentaires

  1. RAOBELINA LIONEL
    26 décembre 2015 à 14 h 43 min · Répondre

    Monsieur le Sénateur,

    Je vous remercie d’avoir mis en ligne les enregistrements du colloque  » regards croisés sur l’ostréiculture ».

    Je travaille dans un Centre de Ressource Technologique (CRT) à La Réunion où je m’occupe plus particulièrement de la filière de production artisanale de micro-algues « spiruline ».

    En conclusion du colloque vous avez insisté sur la nécessité de continuer sur la lancée. Je viens donc vers vous pour savoir où nous en sommes sur ce dossier. Je me permets aussi quelques commentaires pour à ma manière rebondir.

    Mme Houssin a présenté des données qui permettraient à bon nombre d’épidémiologistes de conclure. Malheureusement, je n’en suis pas et je dirais qu’Il y a synchronicité entre mortalités et introduction des triploïdes dans le milieu. Vous le savez corrélation n’est pas causalité, il me semble donc, qu’une réponse éthique doit être apporté à vos questions :

    – Réserver le milieu naturel aux ostréiculteurs traditionnels, organisés en filière artisanale et suivi par un CRT.
    – Installer la production de tripoïdes à terre dans des systèmes clos artificiels hors sol classées (ICPE) suivi par l’IFREMER
    – Informer le consommateur par étiquetage de l’origine biologique et territoriale des huîtres

    Voilà des réponses qu’il faut oser envisager pour le bien commun.

    La question du financement de la filière ostréicole n’a pas été abordé. On peut se demander si l’enjeu est de rembourser rapidement les prêteurs et actionnaires qui ont financé les écloseries ou s’il s’agit de maintenir une filière durablement dans un territoire.

    Vous êtes, Monsieur le sénateur, la personne la plus à même d’apporter et de porter une réponse.

    Je vous adresse mes salutations respectueuses avec une pensée émue pour le village d’où était originaire ma maman et sa maman,Tréguénec.

    • admin
      4 février 2016 à 13 h 02 min · Répondre

      Bonjour,
      Je vous remercie pour votre message.
      Nous avons effectivement persévéré sur ce dossier. Dans le cadre du projet de loi biodiversité, qui est passé en 1ère lecture au Sénat fin janvier, j’ai à nouveau déposé un amendement sur l’étiquetage des huîtres, qu’elles soient nées en mer ou issues d’écloserie. L’amendement a été rejeté. Je vous invite à lire le compte-rendu des débats, et la position du gouvernement:
      http://www.senat.fr/seances/s201601/s20160122/s20160122005.html#int969
      Il faudra continuer à faire pression sur le gouvernement à ce sujet. En parallèle, les ostréiculteurs traditionnels s’organisent pour étudier la faisabilité d’un label Spécialité Traditionnel Garantie, qui leur permettrait au moins d’être identifiés par le consommateur.
      Sincères salutations.
      Joël Labbé.

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